Concerts

Orchestre Colonne – février 2018
L’histoire de Babar, le petit éléphant de Poulenc
Récitant : Jean-Noël Ferrel

Orchestre Les Clés d’Euphonia – mars 2018
Valses nobles et sentimentales de Ravel
Les Tableaux d’une Exposition de Moussorgsky

Chœur et Orchestre Oya Kephale – mai 2018
La Grande-Duchesse de Gérolstein d’Offenbach

Orchestre Demos, Val de Sambre – juin 2018

→ Liste des concerts

 

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Biographie

Après une formation théorique au Conservatoire à rayonnement régional de Boulogne-Billancourt qui lui a valu une première médaille d’harmonie et contrepoint, les premiers prix d’analyse, de culture musicale et d’orchestration, Laëtitia Trouvé, également prix de la SACEM en 1996 et 1999, premiers prix de violon, de musique de chambre et de formation musicale, entre au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP), où elle obtient le Diplôme de Formation Supérieure avec les prix d’analyse et culture musicale.

En 1996 et 1997, elle est violoniste à l’Orchestre Français des Jeunes dirigé par Marek Janowski. Elle travaille également avec Yutaka Sado et Giangiuli Gelmetti

En 2000, elle entre au Conservatoire royal de musique de Liège (Belgique), où elle reçoit, en 2002, le premier prix de direction d’orchestre avec la plus grande distinction et les félicitations du jury.

Elle dirige l’Orchestre des Concerts Lamoureux, (salle Pleyel, Paris), l’Orchestre Colonne (salle Wagram, Paris), l’Orchestre du festival de Sofia (Bulgarie), l’Orchestre Philharmonique de Liège (Belgique), l’Orchestre d’Harmonie de la Musique des Gardiens de la Paix (Paris), l’Orchestre Français des Jeunes. Elle est nommée directrice musicale de la formation symphonique du Chœur et Orchestre des Grandes Ecoles de Paris (COGE) durant cinq saisons, de 2008 à 2013, et dirige également la Maîtrise de l’Opéra de Liège et la Maîtrise de Notre-Dame de Paris.

Elle est actuellement professeur au Conservatoire du 5e arrondissement de Paris et au Conservatoire municipal agréé de Vincennes. Elle dirige les orchestres de ces conservatoires, le chœur et orchestre Oya Kephale depuis 2005, ainsi que l’Orchestre symphonique Les Clés d’Euphonia, dont elle est la directrice musicale depuis juillet 2011.

En mai 2017, elle rejoint le projet Dispositif d’Éducation Musicale et Orchestrale à vocation Sociale (DEMOS) de la Communauté d’agglomération Maubeuge Val de Sambre, piloté par la Cité de la musique – Philharmonie de Paris, projet qu’elle conduira artistiquement et dont elle encadrera l’ensemble des répétitions et concerts durant trois ans.

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L’art du chef d’orchestre, Charles Munch, éd. Pluriel, inédit
« Pendant plus de trente ans, j’ai rêvé d’écrire ce petit livre.
Voici pourquoi.
Un soir d’hiver, grisé de musique, éperdu d’admiration pour un chef d’orchestre qui venait de me révéler une symphonie de Brahms, je flânais dans les rues enneigées de Strasbourg. Soudain, je saisis au vol ce dialogue qui est resté gravé dans ma mémoire :
— Ravissant ce concert, susurra une voix mutine.
— Peuh ! Ma chère amie, répliqua un personnage avantageux dont l’assurance me figea sur place, cet orchestre est excellent ! Je me demande bien pourquoi on se croit obligé de mettre un chef à sa tête…
— C’est exactement ce que je me suis dit durant toute cette symphonie de Brahms, rétorqua la voix mutine, avec un rire de satisfaction…
J’ai eu la folle envie, à cet instant, de faire taire, en deux mots, la dame mutine et le personnage avantageux.
Trente ans après l’occasion m’en est offerte, et mon intervention risque seulement d’être un peu plus longue.
J’aurais voulu leur dire : vous avez raison ! Être chef d’orchestre, ce n’est pas un métier. C’est une vocation, parfois un sacerdoce… souvent une maladie ; une maladie dont on ne guérit qu’en mourant. Cela vous l’ignorez. »
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L’art du chef d’orchestre, Charles Munch, éd. Pluriel, inédit


« Chaque concert impose une incroyable dépense d’énergie intellectuelle, musculaire et nerveuse. Chaque fois il faut donner un peu de sa vie et conserver assez de sang-froid pour reconnaître que le résultat aurait pu être meilleur. Pour être chef d’orchestre, il ne suffit pas de travailler dix ans et de montrer quelques dons : il faut travailler, du premier matin où l’on passe la porte du conservatoire, jusqu’au soir où l’on achève épuisé, le dernier concert de sa carrière. »
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L’art du chef d’orchestre, Charles Munch, éd. Pluriel, inédit
« Vous devez insuffler la vie à une partition : c’est à vous, et à vous seul, de la faire comprendre, de montrer le joyau en pleine lumière et sous les angles les plus favorables. […]
Ce n’est déjà pas facile.
Mais il convient aussi d’irradier votre pensée, votre force de contagion, avec assez de clarté pour que les musiciens éprouvent, au même instant que vous, les mêmes désirs et ne puissent se retenir de les exprimer.
Vous devez substituer votre volonté à la leur.
Ce n’est pas un léger fardeau que de prendre à sa charge les consciences de cent musiciens. […]
Un musicien de l’Orchestre romand me dit un jour : « Tu dirigeras bien si chaque musicien a le sentiment que c’est pour lui que tu diriges. »